Lettre no 3 2008
Lausanne, le 8 avril 2008
Bonjour et bienvenue sur L'art en jeu ou du moins la lettre d'information de ce site qui devrait vous inciter à le parcourir.
La page d'accueil vous informe sur les expositions en cours en Suisse et à l'étranger et vous pouvez compléter en consultant l'agenda.
http://www.art-en-jeu.ch/agenda/agenda.html
Deux nouveaux articles à signaler:
Le premier est consacré à l'exposition Comme des bêtes au Musée cantonal des beaux-arts à Lausanne
http://www.art-en-jeu.ch/expositions/exposcollectives/animaux.html
et le second à l'exposition Hodler une vision symboliste proposée par le musée des beaux-arts de Berne.
http://www.art-en-jeu.ch/expositions/hodler.html
A relever également que du 18 au 23 avril on retrouvera avec plaisir Visions du réel à Nyon.
mardi 8 avril 2008
samedi 5 avril 2008
samedi 29 mars 2008
Montée au Vuipay en raquettes
samedi 22 mars 2008
Premier jour du printemps dans les hauts de Lausanne!
mardi 18 mars 2008
Max & Co
17 03 08
Max & Co
Il y a de Charly et la chocolaterie et de Chicken Run dans ce long métrage d’animation réalisé par Samuel et Frédéric Guillaume. Le contexte est fribourgeois et l’on reconnaît le funiculaire, les escaliers qui lient la ville basse à la ville haute, les bistrots. Quant à la silhouette de la collégiale dominant une petite ville qui évoque plutôt Romont, elle devient une usine-forteresse, laboratoire de recherche et résidence de luxe d’un industriel playboy. Le départ est calme avec la mise en place des personnages dans un contexte de foire campagnarde ou de fête foraine. Des figures touchantes qui prennent peu à peu le spectateur vont s’affirmer, puis l’histoire s’accélère et vire au fantastique avec un vrai suspense. La musique de Bruno Coulais (Les Choristes) est excellente, elle occupe une place considérable dans ce film qui passe très bien.
Max & Co
Il y a de Charly et la chocolaterie et de Chicken Run dans ce long métrage d’animation réalisé par Samuel et Frédéric Guillaume. Le contexte est fribourgeois et l’on reconnaît le funiculaire, les escaliers qui lient la ville basse à la ville haute, les bistrots. Quant à la silhouette de la collégiale dominant une petite ville qui évoque plutôt Romont, elle devient une usine-forteresse, laboratoire de recherche et résidence de luxe d’un industriel playboy. Le départ est calme avec la mise en place des personnages dans un contexte de foire campagnarde ou de fête foraine. Des figures touchantes qui prennent peu à peu le spectateur vont s’affirmer, puis l’histoire s’accélère et vire au fantastique avec un vrai suspense. La musique de Bruno Coulais (Les Choristes) est excellente, elle occupe une place considérable dans ce film qui passe très bien.
jeudi 6 mars 2008
Shostakovitch
5 03 08 J’ai acheté il y a quelques mois une intégrale des symphonies de Shostakovitch. Un compositeur dont je n’ai pas de disques à part un quintettte avec piano, par contre je l’entends assez souvent à la radio ou au concert. Je n’aime pas trop ces gros coffrets avec une intégrale, d’un autre côté lorsque l’on ne connaît pas l’œuvre, ils permettent de l’apprivoiser progressivement. J’ai vu l’opéra de Lady Macbeth de Minsk l’année passée à Genève: impressionnant! et j’ai vu un ballet qui m’a beaucoup plu à Righa, musicalement proche de la quatrième symphonie. En ce moment j’écoute la sixième symphonie qui est très plaisante et contrastée la première partie offre un espace souple, élégiaque, contemplatif. L’alternance dans l’usage des bois, des cuivres et des cordes est toujours époustouflant chez Shostakovitch. Le deuxième mouvement joue sur le contraste entre le piccolo et les cordes alors que la fin tourbillonnante fait penser à une musique de cirque avec des échos de jazz.
A propos d'apprivoiser, c'est intéressant de faire un tour sur youtube on trouve de nombreux documents musicaux, par petits fragments certes, mais très intéressants.
A propos d'apprivoiser, c'est intéressant de faire un tour sur youtube on trouve de nombreux documents musicaux, par petits fragments certes, mais très intéressants.
lundi 21 janvier 2008
Centenaire de Max Bill
J'ai visité la double exposition Max Bill à Winterthour au musée des beaux-arts et au musée des arts décoratifs. Max Bill (1908 – 1994) est une personnalité aux multiples facettes qui a abordé tous les domaines de la création artistique et architecturale en poursuivant pourtant toujours les mêmes préoccupations. Son œuvre pictural notamment reste déconcertant, car on ne trouve pas ce que l’on rencontre dans une rétrospective d’un autre artiste, fût-il abstrait: Le cheminement d’une expression personnelle. Tant il explore à chaque fois de nouvelles possibilités, de nouvelles combinaisons. Il affirme ainsi un immense liberté et une énergie extraordinaire qui se renouvellent constamment. En plus du catalogue de l’exposition un recueil des textes de l’artiste est publié par son fils à cette occasion.
Il est bon d’y plonger quelques instants on s’aperçoit que les réflexions de Bill allaient à l’encontre de certaines conceptions du design. (max bill funktion und funktionalismus schriften 1945 – 1988 benteli, 2008). Par exemple p. 161 un exposé en français tenu au congrès d’esthétique industrielle en 1963, intitulé « de la camelote qui coûte cher » « …c’est l’homme, je ne cesserai de le répéter, c’est le consommateur que nos efforts doivent servir, c’est à lui que nous devons penser chaque fois que nous créons un objet, quel qu’il soit. Si telle est sa fonction dans la société, le « gestalter » est donc responsable non seulement envers le client, c’est-à-dire l’industrie (le producteur), mais aussi, et surtout envers l’homme (le consommateur). Il n’est certes pas inutile de le rappeler de temps à autres, car il est compréhensible, il est même tout à fait naturel que là où la galette sourit, la morale baisse le nez….j’estime en effet complètement gratuit d’inventer chaque année une nouvelle mode, un nouveau styling, pour le seul plaisir d’enrichir les « waste makers ». Je me sens responsable envers la société et chaque être humain qui la compose, et m’interdis en conséquence de les exploiter en leur offrant de objets mal faits, éphémères – autant dire de la camelote qui coûte cher…. ». Deux expositions qui méritent d’être vues et si vous voulez en savoir plus vous trouverez un article sur mon site : www.art-en-jeu.ch !
Il est bon d’y plonger quelques instants on s’aperçoit que les réflexions de Bill allaient à l’encontre de certaines conceptions du design. (max bill funktion und funktionalismus schriften 1945 – 1988 benteli, 2008). Par exemple p. 161 un exposé en français tenu au congrès d’esthétique industrielle en 1963, intitulé « de la camelote qui coûte cher » « …c’est l’homme, je ne cesserai de le répéter, c’est le consommateur que nos efforts doivent servir, c’est à lui que nous devons penser chaque fois que nous créons un objet, quel qu’il soit. Si telle est sa fonction dans la société, le « gestalter » est donc responsable non seulement envers le client, c’est-à-dire l’industrie (le producteur), mais aussi, et surtout envers l’homme (le consommateur). Il n’est certes pas inutile de le rappeler de temps à autres, car il est compréhensible, il est même tout à fait naturel que là où la galette sourit, la morale baisse le nez….j’estime en effet complètement gratuit d’inventer chaque année une nouvelle mode, un nouveau styling, pour le seul plaisir d’enrichir les « waste makers ». Je me sens responsable envers la société et chaque être humain qui la compose, et m’interdis en conséquence de les exploiter en leur offrant de objets mal faits, éphémères – autant dire de la camelote qui coûte cher…. ». Deux expositions qui méritent d’être vues et si vous voulez en savoir plus vous trouverez un article sur mon site : www.art-en-jeu.ch !
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